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Grammage de flyer : quel papier pour quel usage ?
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Grammage de flyer : quel papier pour quel usage ?

Le client veut un flyer « pas cher, mais qualitatif ». Il veut le distribuer dans la rue, l’envoyer par courrier, le poser sur un comptoir et, si possible, lui donner une allure premium. Tout ça avec le même papier, évidemment.

Grammage de flyer: quel papier pour quel usage?

Le brief classique: quatre usages, un seul budget, et une attente floue autour du mot « qualitatif ».

Le grammage papier d’un flyer ne se choisit donc pas en regardant uniquement ce qui semble le plus épais dans le catalogue de l’imprimeur. Il dépend d’abord de la distribution, de la durée de vie attendue et de la place que le support occupe dans votre stratégie. Un flyer qui doit être glissé dans une boîte aux lettres n’a pas le même travail à faire qu’une carte posée sur un présentoir ou qu’un dépliant distribué dans un salon professionnel.

Le bon choix n’est pas forcément le papier le plus lourd. C’est celui qui ne sabote ni votre budget, ni votre message, ni l’usage prévu.

Le grammage ne raconte pas toute l’histoire du papier

Le grammage correspond à la masse surfacique du papier. Concrètement, il indique combien pèse une feuille d’un mètre carré. Un papier de 135 g/m² pèse donc 135 grammes pour cette surface de référence.

C’est utile. Mais ce n’est pas suffisant.

Deux papiers affichant le même grammage peuvent avoir une épaisseur physique et une rigidité différentes. Le type de papier, le traitement de la fibre et la finition modifient ce que l’on appelle la main du papier: sa sensation en main, sa tenue, sa souplesse et sa présence visuelle.

Un couché brillant en 135 g/m² ne se comporte pas exactement comme un offset non couché au même grammage. Un papier recyclé peut avoir une texture et une rigidité différentes d’un papier traditionnel. Un support très lisse donnera une image plus nette et plus lumineuse; un support non couché donnera une sensation plus mate, plus tactile, parfois plus éditoriale.

Voilà pourquoi la question « combien de grammes pour un flyer? » est un peu trop courte. Il faut aussi demander:

  • Le flyer sera-t-il distribué directement ou conservé?
  • Doit-il entrer dans une enveloppe sans alourdir l’envoi?
  • Sera-t-il manipulé quelques secondes ou plusieurs semaines?
  • Doit-il être plié?
  • Sera-t-il posé sur un comptoir, glissé dans un sac ou fixé sur un mur?
  • La marque cherche-t-elle l’efficacité immédiate, la sobriété ou un effet haut de gamme?

Le grammage donne une première indication. L’usage tranche.

Un flyer n’a pas besoin d’être lourd pour être crédible. Il a besoin d’être cohérent avec la manière dont il va circuler.

Quel grammage pour un flyer selon le mode de distribution?

Le choix du grammage papier pour un flyer commence par son parcours réel. Pas par le fantasme du client qui imagine un support conservé religieusement dans un tiroir.

Un tract distribué dans la rue connaît une vie courte et agit dans un contexte de volume. Il doit être économique, léger et suffisamment agréable à manipuler pour ne pas donner l’impression d’un papier administratif sans âme. À l’inverse, un flyer placé dans un présentoir doit résister aux prises répétées et conserver sa tenue.

Voici les grandes familles d’usage.

Usage du flyerGrammage généralement adaptéCe que le papier doit permettre
Publipostage de grand volume90 g/m²Réduire le poids global des envois et contenir le coût de production
Boîtes aux lettres115 à 135 g/m²Garder un support léger, lisible et suffisamment présentable
Street marketing115 à 135 g/m²Distribuer facilement un volume important sans surcharger le budget
Flyer promotionnel standard135 à 170 g/m²Obtenir un compromis entre souplesse, tenue et perception qualitative
Salon professionnel ou distribution en main propreEnviron 170 g/m²Donner davantage de tenue sans basculer dans le support cartonné
Présentoir ou comptoir250 à 300 g/m²Résister aux manipulations et rester bien en place
Support premium ou carte promotionnelle300 à 350 g/m²Affirmer une présence plus rigide et accepter des finitions haut de gamme

Ces fourchettes ne sont pas une religion de l’imprimerie. Elles servent à éviter les choix absurdes.

Le 90 g/m²: efficace quand le poids devient un sujet

Le 90 g/m² est souvent associé au papier léger, et ce n’est pas une insulte. Pour du publipostage en grand volume, réduire le poids de chaque pièce peut avoir un effet direct sur le poids global des enveloppes. C’est précisément là que ce grammage a du sens.

Il ne faut pas lui demander de jouer le rôle d’une carte de visite. Ce support est adapté à une communication qui doit être produite en quantité et entrer facilement dans un circuit postal. Il peut aussi convenir lorsque le flyer est inséré dans un courrier plus large et que l’objectif principal reste la diffusion du message.

Le piège consiste à choisir du 90 g/m² pour une marque qui veut transmettre une sensation de solidité, de soin ou d’exclusivité. Le problème ne vient pas uniquement du papier. Il vient du décalage entre la promesse visuelle et l’expérience physique.

Un univers graphique très premium imprimé sur un papier léger peut fonctionner si ce contraste est volontaire et bien maîtrisé. Mais si le choix vient simplement d’une réduction de budget non assumée, le lecteur le sentira. Le papier ne ment pas longtemps.

Le 135 g/m²: le standard qui fait le travail

Le 135 g/m² reste le grammage usuel du flyer promotionnel économique, notamment pour la distribution en boîte aux lettres et le tractage de rue. C’est le compromis le plus courant parce qu’il répond à une contrainte très concrète: produire suffisamment de pièces sans transformer la campagne en dépense disproportionnée.

Le papier flyer 135 g/m² convient particulièrement lorsque:

  • le volume d’impression est important;
  • le flyer est distribué rapidement;
  • le support ne doit pas être conservé longtemps;
  • l’offre est simple à comprendre;
  • la campagne repose davantage sur la couverture que sur la collection du support;
  • le budget doit rester concentré sur le message, le ciblage ou la distribution.

Ce grammage est souple, facile à transporter et suffisamment présent pour une communication locale classique. Il peut accueillir une mise en page colorée, une affiche promotionnelle simple ou un dépliant léger.

Mais ne le surchargez pas de plis complexes ou de grandes zones de texte minuscules sous prétexte que le papier coûte moins cher. Un grammage économique ne sauvera jamais un flyer mal cadré. Si le message est confus, vous aurez simplement imprimé davantage de confusion.

Le 170 g/m²: le compromis plus qualitatif

Le 170 g/m² apporte davantage de tenue tout en restant éloigné du carton. Il est intéressant pour les salons professionnels, les distributions en main propre et les supports que l’on veut conserver un peu plus facilement.

Ce choix fonctionne bien lorsque le flyer doit survivre à plusieurs manipulations: pris sur une table, glissé dans un sac, consulté plus tard, puis éventuellement montré à une autre personne. Le support ne devient pas miraculeusement mémorable, mais il paraît moins fragile.

C’est souvent le grammage qui permet de sortir du simple tract sans entrer dans une logique de carte rigide. Pour une brochure courte, une invitation professionnelle ou un document de présentation synthétique, il peut offrir une base équilibrée.

Il faut cependant éviter le raisonnement paresseux qui consiste à penser que 170 g/m² serait automatiquement « haut de gamme ». Le rendu final dépend aussi de la qualité de la mise en page, du choix typographique, de la couverture d’encre et de la finition. Un mauvais design sur un papier plus lourd reste un mauvais design. Il pèse seulement un peu plus dans votre stock.

Papier flyer 135 g ou 250 g: la vraie différence d’usage

La comparaison entre papier flyer 135 g ou 250 g revient souvent. Elle est utile parce qu’elle met face à face deux logiques complètement différentes.

Le 135 g/m² est pensé pour circuler. Le 250 g/m² commence à être pensé pour rester.

À 250 g/m², le support devient semi-rigide. Il se prête mieux à une mise à disposition sur un comptoir, dans un présentoir ou sur un stand. Il peut également recevoir des finitions comme le pelliculage ou le vernis sélectif, selon le projet et les possibilités de l’imprimeur.

Critère135 g/m²250 à 350 g/m²
Distribution en volumeTrès adaptéPlus coûteux et plus lourd à transporter
Envoi postalFavorable au poids globalÀ réserver aux supports qui justifient cette présence
SouplesseSoupleSemi-rigide à rigide
PrésentoirPeut se déformer plus viteTient mieux en place
Manipulation répétéeCorrecte pour un usage courtPlus adaptée à une durée de vie longue
Finitions premiumPlus limitée selon le projetPlus favorable au pelliculage et au vernis sélectif
PliageSimple selon le format et le nombre de plisRainage généralement nécessaire avant pliage
PerceptionÉconomique, directePlus présente, plus institutionnelle ou premium

Le 250 g/m² n’est donc pas une version améliorée du 135 g/m². C’est un outil pour une autre mission.

Si vous distribuez 10 000 flyers dans la rue, le papier épais peut devenir une dépense sans rendement évident. Si vous laissez 200 supports dans des lieux où ils seront manipulés toute la journée, le papier léger peut donner une impression de négligence et finir froissé avant même d’être lu.

Le grammage doit suivre le scénario de circulation. C’est moins glamour qu’un discours sur le papier premium, mais beaucoup plus rentable.

Quand le 250 g/m² devient pertinent

Un grammage de 250 à 300 g/m² est souvent pertinent pour les supports installés dans un espace: comptoir d’accueil, présentoir, salon professionnel, boutique, événement ou lieu partenaire.

Dans ce contexte, le flyer n’est pas remis à une personne qui le consulte immédiatement avant de le jeter ou de le ranger. Il est disponible. Il doit attirer l’œil, rester propre et conserver une forme correcte malgré les prises successives.

La rigidité devient alors une composante de l’expérience. Un support qui tient debout ou qui reste bien plat dans un présentoir semble plus maîtrisé qu’une feuille souple qui s’affaisse sur elle-même. Ce détail n’est pas magique, mais il participe à la perception de l’offre.

Le 250 g/m² peut aussi convenir à:

  • une carte promotionnelle distribuée dans un colis;
  • une invitation à un événement;
  • un mini-dépliant à conserver;
  • un support de présentation de service;
  • une carte de fidélité ou de rendez-vous plus robuste;
  • une fiche produit destinée à circuler entre plusieurs personnes.

Dans ces usages, le papier a un rôle de support durable. Il ne porte pas seulement le message; il protège aussi sa lisibilité et sa tenue.

Le 350 g/m²: présence maximale, mais pas automatiquement meilleure

Le 350 g/m² est un grammage cartonné haut de gamme. Il apporte une forte rigidité et se prête à des finitions premium. Il peut être pertinent pour une carte de présentation, un support événementiel soigné, une invitation ou une pièce imprimée qui doit immédiatement se distinguer d’un flyer courant.

Mais attention au réflexe du « plus épais, donc mieux ». Un 350 g/m² mal utilisé peut donner un résultat raide, coûteux et disproportionné par rapport au message. Si votre offre est une promotion très courte, distribuée en masse, ce choix risque surtout de faire grimper le budget et le poids logistique.

Le haut de gamme n’est pas une question de grammes empilés. C’est une question de cohérence entre:

  • la promesse de la marque;
  • le format;
  • la quantité produite;
  • le mode de remise;
  • la finition;
  • la durée de conservation attendue;
  • le budget réellement disponible.

Un restaurant qui distribue une offre valable pendant une semaine n’a pas nécessairement besoin d’un support à 350 g/m². Une maison d’édition qui présente un ouvrage ou un studio qui vend une prestation hautement personnalisée peut, en revanche, avoir intérêt à investir dans une pièce plus rigide et plus travaillée.

Le papier ne compense pas une stratégie de marque inexistante. Il la rend plus visible.

Le 350 g/m² ne rend pas une marque premium. Il révèle simplement si la marque sait quoi faire de cette présence.

Le pliage change les règles: le rainage n’est pas un détail

Dès que vous travaillez avec un dépliant ou un flyer plié, le grammage ne peut plus être choisi séparément de la finition.

À partir de 250 g/m², une opération de rainage est généralement nécessaire avant le pliage. Le rainage crée une ligne de pli adaptée à l’épaisseur du support et réduit le risque de craquelure du papier.

C’est particulièrement important lorsque le document comporte:

  • une grande surface d’aplat de couleur;
  • une impression recto verso très dense;
  • un pli central marqué;
  • plusieurs volets;
  • un pelliculage;
  • un papier couché ou très lisse.

Plier directement un papier épais sans préparation peut produire une cassure visible sur la fibre ou la couche imprimée. Le résultat est rarement subtil. Vous obtenez une ligne blanche ou une surface qui se fend au moment où le destinataire manipule le document. Très mauvais signal pour une marque qui essaie de vendre du soin.

Le rainage ajoute une opération technique et peut modifier le délai ou le devis. Il faut donc l’intégrer dès la conception, pas au moment où le fichier part chez l’imprimeur avec un message du type: « Vous pouvez juste le plier, non? »

Non. Pas proprement, en tout cas.

Concevoir le fichier en fonction du papier

Le choix du grammage doit intervenir avant la finalisation du fichier. Cela permet d’ajuster:

  • le nombre de volets;
  • le sens du pli;
  • les marges;
  • la position des textes proches des plis;
  • la répartition des aplats;
  • les zones de vernis ou de pelliculage;
  • le format ouvert et le format fermé.

Un dépliant trop chargé, imprimé sur un papier épais et plié sans logique, devient vite un objet pénible à ouvrir et à lire. Le papier rigide accentue les erreurs de conception: mauvais alignement, volets mal équilibrés, informations placées au mauvais endroit.

Le support physique doit donc être pensé comme un objet. Pas comme un écran exporté en PDF.

L’épaisseur du papier flyer n’est pas son grammage

La confusion entre grammage et épaisseur du papier flyer revient sans cesse, y compris dans des projets professionnels. Il faut la corriger avant de comparer les échantillons.

Le grammage mesure la masse par mètre carré. L’épaisseur dépend aussi de la composition du papier, de sa densité, de son traitement et de sa structure. Deux feuilles de même grammage peuvent ne pas avoir la même rigidité ni la même sensation en main.

Cela a plusieurs conséquences pratiques.

Un papier peut sembler plus épais sans afficher un grammage supérieur. À l’inverse, un papier lourd peut paraître moins volumineux selon sa fabrication. La rigidité ne se déduit donc pas mécaniquement du chiffre imprimé sur le devis.

Pour choisir correctement, demandez un échantillon ou un nuancier lorsque le projet compte réellement. Regardez le papier à plat, tenez-le par un bord, pliez-le légèrement, observez la texture et la manière dont il réagit à la lumière. Un écran ne vous montrera pas la tenue d’une feuille.

Le choix du papier se fait avec les yeux, mais aussi avec les doigts. C’est un support imprimé, pas une abstraction numérique.

Couché brillant, couché mat ou offset non couché?

Le grammage ne suffit pas non plus à déterminer le rendu graphique.

Un papier couché brillant valorise les images très colorées, les contrastes forts et les visuels qui doivent accrocher rapidement le regard. Il renvoie davantage la lumière et donne une sensation plus vive.

Un couché mat réduit les reflets et peut offrir une lecture plus confortable. Il convient souvent à une direction artistique plus sobre, institutionnelle ou éditoriale, notamment lorsque le flyer comporte beaucoup de texte.

Un papier offset non couché possède une surface plus naturelle et plus absorbante. Il peut donner une sensation plus artisanale, culturelle ou chaleureuse. Il est également intéressant lorsque l’on veut privilégier le toucher et une lecture moins publicitaire.

Ces choix ne sont pas interchangeables. Une affiche de promotion alimentaire, une invitation de galerie et un flyer de service local ne racontent pas la même chose. Le bon grammage sur la mauvaise surface peut produire un résultat incohérent.

Pour sélectionner le papier, croisez donc trois variables:

  • Le grammage, pour la masse et la tenue générale.
  • La finition de surface, pour le rendu des couleurs, des images et du texte.
  • La structure du papier, pour l’épaisseur réelle, le toucher et la rigidité.

C’est cette combinaison qui donne une impression de qualité. Pas le chiffre seul.

Choisir un papier flyer pas cher sans fabriquer un support pauvre

Choisir un papier flyer pas cher ne signifie pas prendre le grammage le plus bas disponible. Cela signifie réduire ce qui n’apporte pas de valeur à l’usage.

Si le flyer est distribué dans la rue, un 135 g/m² peut être plus pertinent qu’un 250 g/m². L’argent économisé peut être investi dans le ciblage, la quantité, la qualité du fichier, la distribution ou une meilleure hiérarchie du message. Si le support est posé sur un comptoir pendant plusieurs semaines, économiser sur le grammage risque au contraire de dégrader l’expérience.

La rentabilité se lit sur l’ensemble de la campagne, pas sur la ligne papier du devis.

La méthode de décision en cinq questions

Avant de valider le papier, posez-vous ces questions dans cet ordre:

1. Où le flyer sera-t-il remis ou installé?

Une boîte aux lettres, une rue, un salon, un comptoir et un colis ne créent pas les mêmes contraintes.

2. Combien de temps doit-il rester utile?

Quelques secondes de lecture ne justifient pas la même robustesse qu’un support consulté pendant plusieurs semaines.

3. Le flyer doit-il être plié?

Si oui, le grammage, le nombre de plis et le rainage doivent être décidés ensemble.

4. Quelle sensation la marque veut-elle produire?

Directe, accessible, institutionnelle, artisanale, premium: le choix de surface compte autant que la rigidité.

5. Le poids influence-t-il la logistique?

Pour les envois postaux en volume, un papier léger peut être un choix stratégique. Pour un présentoir, il peut devenir un handicap.

Cette méthode évite deux erreurs fréquentes: surqualifier un support à durée de vie très courte et sous-qualifier un document censé représenter durablement l’entreprise.

Le grammage au service du design, pas l’inverse

Un papier plus lourd modifie aussi la façon dont le design est perçu. Les marges semblent plus importantes, les aplats paraissent plus affirmés, les petits défauts de fabrication deviennent plus visibles. Une carte rigide invite à une composition plus maîtrisée qu’un tract distribué à la volée.

Cela ne veut pas dire qu’il faut changer toute la direction artistique dès que l’on passe de 135 à 300 g/m². Mais le format, la densité et la hiérarchie doivent rester cohérents avec la présence physique du support.

Sur un flyer léger, l’impact peut venir d’un contraste fort, d’un titre immédiat et d’une lecture rapide. Sur un support plus épais, on peut laisser davantage de place au toucher, à une composition plus respirante ou à une finition sélective.

Le piège est de demander à un papier premium de porter une mise en page de prospectus standard. Le support dira « objet à conserver », tandis que le contenu dira « promotion à jeter après lecture ». Cette dissonance coûte cher.

Le format compte autant que le grammage

Un flyer A5 en 135 g/m² ne donnera pas la même sensation qu’un petit format en 135 g/m². Plus la surface est grande, plus la feuille peut sembler souple. À grammage identique, le format influence donc directement la tenue perçue.

C’est une raison supplémentaire pour ne pas valider un choix de papier uniquement à partir d’une fiche technique. Le bon échantillon doit idéalement correspondre au format réel ou s’en approcher.

Pour une grande affiche, la logique change encore: la lisibilité à distance, le mode de pose et la résistance du support deviennent prioritaires. Pour une carte de visite professionnelle, le toucher et la rigidité prennent davantage de place. Pour un dépliant, la compatibilité entre pli et papier devient centrale.

Le grammage est une donnée. Le format lui donne un comportement.

Ce que je recommanderais selon les cas courants

Si vous devez trancher rapidement, voici une base raisonnable.

Pour une campagne de publipostage

Partez sur un grammage léger, autour de 90 g/m² lorsque la réduction du poids global des envois est un objectif central. Le support doit rester lisible et correctement imprimé, mais il n’a pas besoin de se comporter comme une carte.

Si le flyer est glissé dans une enveloppe C5 avec d’autres éléments, regardez le poids total du courrier, pas seulement celui du flyer. La logique est logistique avant d’être tactile.

Pour une distribution en boîte aux lettres ou dans la rue

Le 115 à 135 g/m² est généralement le terrain le plus logique. Le 135 g/m² reste le standard usuel pour un flyer promotionnel économique.

Concentrez vos efforts sur le contraste, la promesse, l’appel à l’action et la lisibilité. Un grammage supérieur ne réparera pas un message qui demande trois minutes de déchiffrage.

Pour un salon professionnel

Le 170 g/m² constitue un compromis intéressant lorsqu’il faut davantage de tenue sans passer à un support cartonné. Si le document doit être conservé, glissé dans un dossier ou manipulé à plusieurs reprises, vous pouvez envisager une base plus rigide.

Dans un salon, le flyer est rarement seul. Il finit dans un sac avec des brochures, des cartes et des catalogues. Un support trop léger peut disparaître physiquement avant même que votre proposition ne soit examinée.

Pour un présentoir

Orientez-vous vers 250 à 300 g/m² si le support doit rester propre, plat et suffisamment rigide sur un comptoir. L’objectif n’est pas de faire luxueux à tout prix. Il s’agit d’éviter que votre communication ressemble à une feuille abandonnée dans une salle d’attente.

Pour une invitation ou une pièce premium

Le 300 à 350 g/m² peut avoir du sens, notamment si vous ajoutez une finition ou si le support doit provoquer une impression immédiate de soin. Mais validez le projet avec un échantillon et contrôlez la cohérence entre le papier, le format, la typographie et le contenu.

Un carton épais avec une mise en page bâclée reste une mise en page bâclée. Le lecteur le remarquera plus facilement, parce que vous lui aurez demandé de prendre l’objet au sérieux.

Le bon choix se décide avant le devis final

Le grammage de flyer doit être défini pendant le cadrage, avant la création finale et avant l’envoi en production. Sinon, le papier devient une variable de dernière minute. Et les variables de dernière minute ont une fâcheuse tendance à se transformer en surcoûts, en délais ou en fichiers à refaire.

Dans votre brief, indiquez au minimum:

  • le mode de distribution;
  • le volume prévu;
  • le format fermé et ouvert;
  • le nombre de volets;
  • le type de pli;
  • la durée de vie attendue;
  • le type de papier souhaité;
  • la finition de surface;
  • la présence éventuelle de pelliculage ou de vernis;
  • le niveau de rigidité recherché.

Ensuite, demandez à l’imprimeur de confirmer la compatibilité technique du choix. Surtout si le papier est épais, plié, pelliculé ou fortement chargé en encre.

Une bonne création print ne s’arrête pas au fichier validé. Elle anticipe le passage dans la machine, le pliage, le transport, la distribution et la manière dont la personne va réellement tenir le support.

En résumé: choisissez une fonction, pas un chiffre

Le 90 g/m² est utile pour les envois postaux en grand volume et les supports dont le poids doit rester réduit. Le 115 à 135 g/m² répond efficacement au street marketing et aux campagnes de boîtes aux lettres. Le 170 g/m² apporte un compromis plus qualitatif pour les salons et les distributions en main propre. Les 250 à 300 g/m² conviennent mieux aux présentoirs et aux supports semi-rigides. Le 350 g/m² affirme une présence cartonnée et premium, à condition que le projet la mérite réellement.

Pour un flyer standard, le 135 g/m² est souvent le choix le plus rationnel. Pour un support destiné à être conservé ou manipulé longtemps, montez en grammage. Pour un dépliant épais, prévoyez le rainage. Et dans tous les cas, ne confondez pas grammage, épaisseur et rigidité.

Le papier n’est pas une décoration ajoutée à la fin du projet. C’est une décision de stratégie, de budget et d’expérience utilisateur.

Alors, avant de demander « quel grammage pour un flyer? », posez la question qui évite les mauvais devis: qu’est-ce que ce flyer doit faire, exactement?

La réponse vous donnera presque toujours le bon papier.

Questions fréquentes

Quel grammage choisir pour une distribution en boîte aux lettres ?
Un grammage compris entre 115 et 135 g/m² est généralement recommandé pour conserver un support léger, lisible et présentable tout en maîtrisant les coûts.
Pourquoi le 90 g/m² est-il conseillé pour le publipostage ?
Ce grammage permet de réduire le poids global des envois postaux, ce qui aide à contenir les coûts de production et d'expédition lors de campagnes de grand volume.
Est-il nécessaire de choisir un papier épais pour paraître haut de gamme ?
Non, le caractère premium dépend de la cohérence entre la promesse de la marque, la qualité du design et le support. Un papier épais mal utilisé peut paraître disproportionné ou inadapté à une promotion courte.
Quelle est la différence entre le grammage et l'épaisseur d'un papier ?
Le grammage mesure la masse surfacique (poids par mètre carré), tandis que l'épaisseur et la rigidité dépendent de la composition, de la densité et du traitement du papier.
Faut-il prévoir une finition particulière pour un flyer plié ?
Oui, à partir de 250 g/m², un rainage est généralement nécessaire avant le pliage pour éviter que le papier ne se craquelle et ne se fende lors de la manipulation.

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