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Studio Dial : quand le code génératif devient la matière première du branding

Selon It's Nice That, le studio londonien Studio Dial, fondé par Natalia Witwicka, intègre directement le code génératif et le motion design dans la conception d'identités de marque — physiques et numériques.

mis à jour 12 août 2026

Studio Dial : quand le code génératif devient la matière première du branding

Pour cette jeune structure dirigée par une équipe féminine, le code n'est plus un outil technique mais une matière à façonner au même titre que le papier ou l'encre. La méthode mérite qu'on s'y arrête: elle redistribue les rôles dans un pipeline de branding traditionnellement séparé entre direction artistique et production.

Le génératif comme squelette de marque

La règle opératoire est explicite: les outils internes se construisent avant toute direction artistique, et ils portent ensuite l'ensemble du système. « Nos outils sont au cœur de chaque projet — ils maintiennent nos systèmes de marque ensemble, et c'est généralement la première chose que nous construisons », expose Natalia Witwicka dans l'entretien publié par It's Nice That. Conséquence pour le designer: la cohérence visuelle ne s'écrit plus dans un PDF de 80 pages, elle s'exécute depuis un générateur paramétrable. Les déclinaisons deviennent des sorties calculées d'un même algorithme, ce qui réduit la dérive stylistique entre supports et limite les arbitrages contradictoires en production.

Trois terrains d'application, une même logique

Trois projets éclairent la méthode. Case for Cities — identité pour une ville — est née d'expérimentations de croissance visuelle où les formes ont convergé vers un skyline avant de produire des dégradés rappelant un coucher de soleil. Pour le restaurant Azra, la recherche s'est ancrée dans les textiles afghans traditionnels et le motif cloud-band, donnant naissance à un outil génératif qui continue de produire de nouveaux motifs — le brief littéralement tissé dans le design. Sur Swift Bars, le mouvement physique du geste de mélange d'un cocktail et la spirale d'un zeste ont servi de graine à un système de motifs génératifs, donnant à chaque boisson une variation visuelle propre. Le point commun: dans chaque cas, le matériau de départ est physique ou culturel, et le code n'intervient que comme moteur de variation, pas comme source d'inspiration.

Ce qu'on peut reprendre en studio

  • Outiller avant de décliner: un petit générateur paramétrique contraint mieux une identité qu'une batterie de gabarits statiques. Deux à trois jours en p5.js ou en Python suffisent souvent pour cadrer la palette, le rythme ou la typographie.
  • Conserver une part d'imprévu: les meilleurs résultats, selon Studio Dial, sont ceux que l'équipe n'avait pas planifiés — un garde-fou utile face à la rigidité des systèmes entièrement déterministes.
  • Documenter les paramètres, pas les sorties: dans un système génératif, ce qui compte pour la pérennité de la marque, ce sont les règles, pas les PNG livrés.

Studio Dial collabore par ailleurs régulièrement avec Google DeepMind, un signal que cette pratique reste à l'intersection de la recherche et du design appliqué — à surveiller si vous travaillez sur des projets où la marque doit vivre dans des environnements interactifs ou génératifs.

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