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L'identité visuelle de Vizcom repensée par l'atelier Outland

Selon UnderConsideration, la plateforme de conception assistée par intelligence artificielle Vizcom a présenté sa nouvelle identité visuelle et son nouveau logo, conçus par l’atelier Outland.

mis à jour 20 août 2026

L'identité visuelle de Vizcom repensée par l'atelier Outland

Pour les lecteurs de ykko.fr, c’est un cas intéressant à observer: une plateforme de conception doit pouvoir se faire comprendre avant de chercher à impressionner. Les informations disponibles s’arrêtent toutefois à ce duo — nouvelle identité et logo, création par Outland — et ne détaillent pas les formes, les couleurs ou les typographies; il vaut mieux faire travailler l’œil sans raconter le projet à la place de ses auteurs.

Partir du rôle, pas du signe

Une erreur courante consiste à juger une identité uniquement à l’instant où le logo apparaît. Dans mon atelier, je commence plutôt par demander ce que le regard doit comprendre, puis ce qu’il doit ressentir. La question n’est pas de trouver une forme spectaculaire, mais de choisir une direction qui tienne ensemble la fonction, la personnalité et les usages.

Ici, la matière disponible est volontairement courte. On sait que Vizcom est une plateforme de conception assistée par IA et qu’Outland en a conçu l’identité et le logo; on ne sait pas, à partir de cet extrait, quelle solution graphique précise a été retenue. Cette limite n’empêche pas le travail critique, au contraire: elle oblige à ne pas confondre une intuition personnelle avec une caractéristique du projet.

Je vous propose donc de formuler trois questions avant même d’ouvrir un document de présentation. Quelle impression doit rester après une première rencontre? Quelle information doit rester lisible dans une petite taille? Quelle trace doit subsister lorsque le signe perd son contexte? Ces questions, très simples en apparence, séparent le du et donnent aux choix créatifs une base de discussion plus solide.

Chercher le rythme dans les usages

Pour lire un projet d’identité, je ne cherche pas seulement une image isolée. Je cherche une matière, un rythme, une respiration: un signe peut être très juste dans son ensemble, mais perdre sa tension s’il ne se déploie pas avec cohérence. C’est pourquoi je vous conseille de le regarder en quatre strates, sans attribuer à Vizcom une propriété qui n’est pas confirmée ici.

D’abord, la silhouette: le logo est-il immédiatement reconnaissable, ou nécessite-t-il une explication? Ensuite, le rythme: quelles formes reviennent, avec quelle fréquence et quelle variété? Puis, la voix typographique: le texte donne-t-il le même ton que le signe, ou crée-t-il un contraste volontaire? Enfin, la modularité: le système peut-il accompagner une présentation, une interface, un format réduit ou un grand espace sans se désunir?

Ce découpage n’a rien d’un examen scolaire. Il sert à protéger le projet contre deux écarts: lisser tout jusqu’à l’absence de relief, ou multiplier les effets jusqu’à la fatigue visuelle. Dans le premier cas, l’identité peut devenir trop prudente; dans le second, elle peut perdre son centre. Le bon dosage n’est pas une règle absolue, mais il se vérifie en regardant la même idée sous plusieurs angles, pas seulement sous son angle le plus flatteur.

Garder le projet à sa juste échelle

À ce stade, les éléments confirmés sont précis: Vizcom a révélé une nouvelle identité visuelle et un nouveau logo, et Outland est identifié comme l’atelier de conception. En revanche, l’extrait ne permet pas d’affirmer quels choix de typographie, de palette, de symbole ou de déploiement ont guidé le résultat, ni d’en mesurer l’effet. Il serait donc trompeur de présenter cette annonce comme la preuve qu’une esthétique liée à l’IA serait plus efficace, plus moderne ou plus adaptée à un secteur.

Pour votre propre projet, le réflexe le plus utile consiste à transformer cette observation en méthode. Notez en quelques lignes la sensation recherchée, les contraintes de lisibilité, les formats à prévoir et le rôle de chaque élément. Faites ensuite un premier essai en ne changeant qu’une variable à la fois: la silhouette, le rythme ou la typographie. Vous obtenez ainsi un terrain de comparaison, plutôt qu’une imitation vaguement justifiée par l’actualité.

C’est aussi une façon saine de travailler avec un client ou un collègue: au lieu de dire simplement que l’on aime ou que l’on n’aime pas, vous pouvez montrer ce qui se passe quand on retire la couleur, réduit la taille ou change l’échelle. Le regard devient plus précis, et la discussion peut enfin porter sur une intention, pas seulement sur une préférence. Le lancement de Vizcom donne ici un point de départ; il ne fournit pas, à lui seul, une méthode complète.

Alors, en observant cette nouvelle identité, quelle sensation devrait rester chez votre lecteur lorsque le signe est réduit, déplacé ou privé de son image principale?

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